Uvira: Exploitation et abus contre les enfants, FADI Asbl alerte sur "un impact profond et durable"

 Harbour amid a Slowen down in singer city screening

Dans la ville et le territoire d’Uvira, des enfants, y compris les déplacés font face à des situations difficiles, notamment l’exploitation et les abus. Certains sont soumis à des travaux forcés, d’autres à des exploitations sexuelles. 

Lors d'un entretien accordé samedi 4 Avril à Hd media, Madame Neema Mutambo, coordinatrice de femme en action pour le développement intégré ( FADI asbl) a mis en lumière les effets dévastateurs de l'exploitation et des abus sur la santé physique et mentale des enfants. 

Elle a décrit des conséquences qui ne se limitent pas à des blessures visibles, mais qui affectent profondément leur bien-être à cour et à long terme, tant sur le plan psychologique que social.

 "À court terme, les enfants victimes de maltraitance subissent des blessures physiques telles que des fractures, des coups et de la fatigue extrême. Ils sont souvent confrontés à des troubles du sommeil et de l’alimentation, mais aussi à une peur constante, nourrissant un stress intense. Ces expériences traumatisantes altèrent leur développement, tant sur le plan intellectuel que physique" a-t-elle indiqué. 

Selon elle, les séquelles ne s’arrêtent pas là car, à long terme, l’exploitation peut mener à des douleurs chroniques, des troubles neurologiques, et à des maladies mentales telles que la dépression et les troubles post-traumatiques. La faible estime de soi, l’isolement social et des comportements à risque, comme la toxicomanie et les violences, deviennent des réalités pour de nombreux survivants.

Madame Mutambo a également souligné l’impact dramatique de ces expériences sur le parcours éducatif des enfants. L’abandon scolaire précoce, le décrochage, et l’absentéisme sont, selon elle, des phénomènes fréquents parmi ces jeunes. La baisse des performances scolaires, l’énorme difficulté à se concentrer et la motivation pour étudier se transforment en obstacles insurmontables. 

Elle a précisé qu’en plus de ces problèmes, l’accès aux soins de santé est souvent limité, les victimes étant exclues du système social et marginalisées. Selon Madame Mutambo, l’exploitation prive ces enfants de leurs droits fondamentaux, tels que l’accès à l’éducation, à la nourriture, à l’abri, et même à la protection de leur sécurité.

"Le traumatisme psychologique est également alarmant. Les enfants qui subissent des abus éprouvent un sentiment constant d’insécurité et de honte, accompagnés de troubles émotionnels graves. Cela engendre souvent des comportements d’agression ou de repli sur soi-même, créant des barrières infranchissables dans leurs relations avec les autres" a-t-elle martelé, ajoutant que L’impact social est tout aussi lourd, vu, qu’une fois devenus adultes, c'est enfants peinent à établir des relations saines et ont des difficultés à faire confiance aux autres. Ils sont souvent exclus et isolés, et les risques de reproduction de la violence subie dans leur propre vie sont élevés. 

Madame Neema Mutambo a insisté sur le fait que ces enfants, après avoir traversé des étapes traumatiques dans leur jeunesse, se retrouvent face à un avenir incertain. Les obstacles accumulés rendent difficile la construction d’un futur stable et épanouissant, ce qui laisse place à de nombreuses incertitudes quant à leur bien-être à long terme. 

Ses propos soulignent l'urgence de protéger les enfants contre l'exploitation et les abus, tout en mettant en évidence la nécessité d'un soutien à long terme pour ceux qui en sont victimes. La société doit se mobiliser pour offrir un environnement sûr et bienveillant, afin d'assurer à chaque enfant un avenir meilleur.

D'autre infos