Uvira : Uvira : l'APEBD mise sur l'irrigation pour maintenir la production agricole malgré la sécheresse
À Uvira, dans la province du Sud-Kivu, les effets de la sécheresse continuent de fragiliser les activités agricoles. Face à cette situation, l'Association pour la protection de l'environnement, le développement et le bien-être durable (APEBD) encourage le recours à l'irrigation afin de maintenir la production pendant la saison sèche.
Pour Feza Lucie, chargé de projets au sein de cette structure, l'irrigation est aujourd'hui indispensable pour permettre aux agriculteurs de poursuivre leurs activités malgré le manque de pluie.
« L'irrigation est aujourd'hui l'une des méthodes les plus efficaces pour maintenir la production pendant la saison sèche », affirme-t-elle. Cependant, elle souligne que les producteurs sont confrontés à un important déficit d'équipements.
« Les agriculteurs manquent de réservoirs d'eau, de pompes et de machines d'arrosage. Sans ces matériels, il est difficile d'irriguer correctement les cultures et de faire face à la sécheresse », explique Feza Lucie.
L'APEBD exploite plus de 10 000 bananiers dans la plaine de la Ruzizi. Malgré cette importante superficie, les travaux d'irrigation restent essentiellement réalisés à la main. « Nous arrosons encore nos plantations à l'aide d'arrosoirs. C'est un travail très long, très fatigant et qui demande beaucoup de temps », témoigne-t-elle.
Pour limiter les effets du manque d'eau, certains producteurs mettent en place des fosses de rétention. « Nous creusons des fosses pour stocker l'eau afin qu'elle puisse alimenter progressivement les cultures. Cette technique nous aide, mais elle n'est pas à la portée de tous, car beaucoup d'agriculteurs n'ont pas les moyens nécessaires », précise Feza Lucie.
À travers ses activités, l'APEBD plaide pour un accompagnement renforcé des agriculteurs à travers la dotation en équipements d'irrigation et un appui technique. Selon l'association, un meilleur accès aux pompes, aux réservoirs et aux systèmes modernes d'arrosage permettrait d'améliorer les rendements agricoles, de renforcer la résilience des producteurs face aux effets du changement climatique et de contribuer durablement à la sécurité alimentaire dans la plaine de la Ruzizi.